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Droit de réponse à l'article du 5 décembre 2020

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Dans la continuité de l'article paru le 5 décembre, le Président Philippe TABARIN souhaite porter à votre connaissance son droit de réponse.

Dans l’édition du 5 décembre 2020, votre journal fait état que la Défenseure des droits conclut que l’ancien Directeur a été viré pour avoir dénoncé des « anomalies ».
Le journal indique également que le directeur évincé a saisi le Tribunal administratif, d’une part pour contester son licenciement et d’autre part parce qu’il aurait trop parlé.
Il est également laissé entendre que j’aurais obéi aux injonctions de l’ancien Président lorsque celui-ci m’aurait prié, lors de l‘installation de la nouvelle gouvernance par Madame la Préfète, « de se débarrasser d’Hervé Gasse qui a mis dans la maison un bazar incompréhensible ».


Il est nécessaire que nous précisions nos positions :

 

  1. Le Directeur a été embauché pour une période d’essai par Monsieur Marchand de la FNSEA 86. Peut-on appeler licenciement l’arrêt d’une période d’essai ? Si tel est le cas, faut-il supprimer les périodes d’essai ?
     
  2. Nouveau Président, après des décennies de gouvernance FNSEA sans interruption depuis 1952, issu des élections professionnelles et de l’opposition, sans aucun lien avec les affaires de la précédente gouvernance, il n’est pas possible d’imaginer qu’après avoir mené une campagne difficile contre l’ancien Président, je me mette subitement à lui obéir.
     
  3. Je tiens aussi à réitérer les propos que j’ai tenus dans votre journal du 6 avril 2019. Au moment de la décision de la fin de période d’essai de M. Gasse, je n’avais pas connaissance des dénonciations adressées à l’autorité judiciaire par M. Gasse que vous énoncez. Je n’avais aucune information concernant ce dossier par les services de la Préfecture. Ni M.Gasse, ni la Préfecture, ni les institutions judiciaires ne m’ont informé d’un quelconque signalement auprès des autorités judiciaires. En conséquence, il ne peut pas y avoir de lien entre la décision de fin de la période d’essai et le signalement de M. Gasse.
     
  4. Concernant les anomalies, dysfonctionnements, absences de procédures, de contrôles et de suivi, irrégularités à votre connaissance, plus les faits  que vous évoquez: « faits susceptibles de recevoir une qualification pénale (notamment un possible détournement de fonds publics ainsi qu’un possible défaut de mise en concurrence en matière de commande publique) », la gouvernance actuelle souhaite depuis le 6 avril 2019, suite aux informations de votre journal, que tous ces faits apparaissent au grand jour. Notre gouvernance espère qu’une seule chose, que la police, la justice puissent mener leurs investigations, et prendre leurs décisions sans aucune entrave.

 

Qui peut croire un instant que mon équipe et moi-même puissent avoir un intérêt au silence de Monsieur Hervé Gasse sur ces questions qui concernent la mandature de mon prédécesseur et adversaire Monsieur Marchand ?

Quel intérêt aurais-je à protéger la gouvernance  FNSEA 86 de la mandature précédente ?

Dans votre journal, vous indiquez que : «  la défenseure des droits se permet d’anticiper la décision du Tribunal Administratif ». Peut-être est-il même inutile de se rendre au Tribunal puisque le jugement serait déjà rendu ?


Il n’est pas de bon ton dans ce pays, pour un syndicat minoritaire de remporter une Chambre d’agriculture !
 

Philippe Tabarin
Président de la Chambre d’agriculture de la Vienne.