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Témoignage de Geoffrey Mercier

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« Pour gagner en autonomie, j’ai produit 226 Tonnes Brutes d’enrubannage de trèfle pour mes chèvres, sur 26 ha d’un céréalier. Un échange gagnant-gagnant ! »

Geoffrey Mercier a repris un atelier caprin sur la commune de La Chapelle Bâton, en septembre 2016. Depuis son installation, il souhaite augmenter l’autonomie de son troupeau (300 chèvres conduites jusqu’à présent en système « paille-concentrés »).

Au printemps 2020, il a récupéré 38 ha qu’il compte valoriser en prairies.

Mais il ne s’arrête pas là : « Le 16 août, j’ai implanté 26 ha de trèfles chez un céréalier dans l’objectif de réaliser une coupe d’enrubannage pour mes chèvres ».

Ces 26 ha se situent sur les communes de Charroux et Savigné, ce sont des limons sableux.

 

Itinéraire technique :

  • Préparation du sol : déchaumage avec un horsch terrano à profondeur 20-22 cm, passage de la herse rotative
  • Semis classique et Roulage le 16 août 2021 : 15 kg/ha d’un mélange de trèfles (3.70€/kg)
  • Apport d’engrais : 300 kg/ha de 0.15.15 (0.25€/kg)
  • Broyage (nettoyage Datura) fin novembre 2021
  • Récolte (passage au rotocut) : 12 ha le 2 avril 2021 puis 14 ha le 16 avril 2021

 

Quantité et qualité de l’enrubannage :

 

Gains sur la ration :
Geoffrey a ouvert ses premières bottes début mai 2021 : « Même si on était en pleine période de reproduction, ça s’est bien passé ».

L’éleveur estime que cet enrubannage lui a coûté 30€/TMB (charges opérationnelles et de structure). Avec l’économie en concentrés et une augmentation de lait de 200 g/chèvre/jour actuellement, le gain estimé est de +30 cts/chèvre/jour.


« Puisque je suis en système caprin hors sol, je ne dispose d’aucun matériel en propre. Pour la préparation du sol, le semis et le rotocut, j’ai emprunté du matériel. Pour le roulage, le broyage et l’enrubannage, je suis passé par la CUMA.

Pour cette année, mes charges de mécanisation sont donc faibles. Mais d’après mes premières estimations, même en ajoutant des charges d’amortissement matériel l’année prochaine, je suis gagnant avec une conjoncture comme aujourd’hui ».


Et le céréalier, qu’est-ce qu’il y gagne ?!
Cette implantation de trèfle d’août 2020 à avril 2021 a permis de couvrir le sol et lui a garanti ses SIE. Les trèfles structurent le sol et apportent environ 40 unités d’azote pour la culture suivante.

Sur les 26 ha, 12 ont été semés en maïs et 14 ha en tournesol. Le broyage d’autonome effectué par Geoffrey a également permis de nettoyer le sol.


Les conditions de réussite
Pour que le céréalier puisse implanter ses cultures suivantes, il faut que le couvert soit implanté et récolté tôt. Cela nécessite donc de bonnes terres, qui portent (ici limon sableux).  La proximité, le respect et la météo sont également des conditions de réussite.

L’année prochaine, le céréalier et l’éleveur vont très certainement reconduire l’expérience !

 

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